Projet d’école 2016/19

« Climat scolaire, pour un environnement propice à la réussite de tous. »

 

 

Constats

  • Situation géographique rurale : besoin d’ouverture vers l’extérieur, de culture, de nouveaux contacts.
  • Nombre croissant d’incidents
  • Mauvaise gestion des émotions, même chez les adultes.
  • Population centrée sur leur quotidien au détriment du souci d’ouverture culturelle des enfants
  • Dégradation du matériel scolaire.
  • Intrusion des maux de la société au sein de l’établissement
  • Non respect des règles communes, élèves excessivement égocentrés
  • Difficulté dans la communication orale (les conflits sont réglés par les gestes plutôt que par les mots) et dans le langage oral (pauvreté du vocabulaire et de la syntaxe, difficulté d’articulation).
  • Quelques cas de troubles « dys ».
  • Difficulté à écouter les autres, à tenir compte de leurs réponses.
  • Difficultés à réinvestir les acquis.
  • Manque d’autonomie et de motivation
  • Faible connaissance du monde (environnement proche ou lointain) qui les entoure (Comment les stimuler ? -vers une utilisation régulière des outils disponibles)

Nos points d’appui

 

Conditions humaines

  • Bonne relation entre les familles (milieu rural favorable) et assez bon investissement dans la vie de l’établissement.
  • Très bonne entente entre les enseignants :
  1.   Bonne communication entre les enseignants
  2.   Décloisonnement en chant, en sport, en informatique, en anglais…
  3.   Appuis sur les évaluations.
  4.   Développement en partenariat avec la ludothèque de l’apprentissage par le jeu.
  • Des associations actives.

Conditions matérielles

  • Coin lecture dans chaque classe.
  • Equipement ENR avec TBI, ordinateurs portables, internet.
  • Un grand jardin extérieur pour se tourner vers l’extérieur.
  • Des équipements communaux de qualité.

Les actions déjà mises en place

  • L’aide d’adultes, projets de secteur nombreux et porteurs
  • Projets culturels (découverte de notre environnement proche). Visites de musées, intervenants extérieurs, renforcement des arts visuels
  • Création de conseils de classe.

Objectifs à atteindre pour y parvenir

 

Les conditions générales d’un vivre ensemble

  • La place de chacun au sein de l’établissement : lisibilité, cohérence et cohésion
  • L’importance de se sentir en sécurité
  • Le calme est un élément apaisant et rassurant
  • L’exemplarité des adultes : ils donnent à voir aux élèves une forme d’harmonie, un cadre de fonctionnement clair, stable, structurant et cohérent. C’est rassurant pour un élève. Les niveaux d’exigence qui fluctuent dans le temps ou qui varient en fonction des personnes, génèrent des malentendus, des contradictions, des incompréhensions et bien souvent des tensions.
  • Le rôle structurant des rituels pour maintenir le cadre dans la durée. Transmettre les règles de vie connues des anciens élèves, aux plus jeunes et aux nouveaux.
  • Le cadre suppose aussi que l’on dise « non » en s’y référant.
  • La qualité des relations entre les élèves pour conduire à des relations sereines. Certains élèves ont pu demander que «les enseignants nous aident à mieux nous connaître nous-mêmes ».
  • Une réflexion sur la coopération entre les élèves, dans le travail, dans la vie scolaire est essentielle ; celle-ci est engagée dans certains établissements ou écoles. Exemple : une école où l’élève est membre de l’école, d’un groupe, avant d’être élève d’une classe. L’enseignant est lui-même membre d’une équipe avant d’être maître d’une classe. Chaque acteur est membre d’un collectif qui soutient chacun individuellement, enfant, comme adulte. Comment créer les conditions permettant de développer ce sentiment d’appartenance ?

Quelques outils spécifiques

  • Familiariser les élèves aux nouvelles technologies.
  • Développer l’utilisation d’un échange sein non-pollué par les émotions, pratique de la « phrase-claire ».
  • Pratique du théâtre pour mieux gérer ses émotions
  • Décloisonnement des récréations, respect des espaces et cohabitation des différentes classes d’âge
  • Création d’un conseil de classe afin de libérer la parole
  • Susciter la curiosité chez les élèves.
  • Élargir leur champ lexical et les amener à s’exprimer à l’oral comme à l’écrit dans un vocabulaire approprié.
  • Développer une culture littéraire en donnant le goût et la capacité à bien lire chez nos élèves
  • Faire découvrir un maximum de domaines culturels (artistique, scientifique, musical, environnemental)
  • Favoriser l’accès à l’autonomie.
  • Favoriser la réussite de tous.
  • Partager au mieux la vie scolaire.
  • Privilégier la maîtrise du langage oral : enrichissement du vocabulaire et de la syntaxe

Les actions pour y parvenir

 

La priorité de l’action centrée sur les apprentissages des élèves

  • Des présentations et des prises de contact le jour de la rentrée. L’idée consiste à faire prendre conscience à l’élève qu’il « entre dans sa peau d’élève de l’établissement » et en même temps, il se sent accueilli personnellement.

  • Une projection dans les apprentissages à venir : « Cette année, au cours de cette période, nous allons aborder, découvrir, tel ou tel apprentissage ». Développer cette démarche « anticipatrice ».

  • Annoncer à l’élève, quel que soit son âge, de la maternelle au cycle 3, « le retour » qui sera fait sur la production qui lui est demandée dans la consigne : expliciter le contrat (pour les élèves, des confusions entre situation d’évaluation, de contrôle alors qu’il s’agit d’une phase de découverte ou d’entraînement). La manière dont est envisagé le retour, détermine en partie la manière dont l’élève investit son travail. Son attitude s’en trouve modifiée.

  • L’évaluation positive, constructive, apparaît déterminante : il est difficile d’investir les apprentissages si l’élève est perçu en permanence comme ayant des manques, ou par une série de non acquis ou restant à construire. Il convient de faire apparaître les points de réussite et amener ainsi l’élève à prendre conscience de ses progrès, de ses avancées, de ses acquis (sans le priver des étapes suivantes à franchir).

  • S’appuyer sur des expériences engagées sur ce point (écoles et collèges de proximité, travail en réseau, échanges en secteur, expérimentations… ; ex : les « cahiers de progrès » à l’école maternelle).

  • Promouvoir l’approche par compétence ; celle-ci permet notamment de mettre en évidence les progrès des élèves dans l’ensemble des disciplines, à des moments-clé dans l’année scolaire : le conseil de classe, le conseil des maîtres, l’équipe éducative. Tout parcours scolaire devrait pouvoir mettre en évidence au moins quelques points de

réussite permettant ainsi de prévenir le découragement de l’élève, voire le décrochage.

  • Se donner le temps d’observer les élèves ; prévoir le rythme nécessaire en adaptant, en ajustant la démarche (temps d’apprentissage adapté) afin d’éviter le risque de décrochage (le temps perdu est souvent du temps gagné).

  • Les outils de suivi des élèves par les enseignants et le chef d’établissement permettent de personnaliser les parcours et d’apporter des aides et un suivi. C’est, en terme d’accompagnement individuel, une dimension à prendre en compte surtout avec des effectifs mobiles : la mémoire des parcours d’élèves repose trop souvent sur la mémoire des personnels (avec une part de ressenti) plutôt que sur des outils (données objectives, traces dans le temps).

  • La confiance accordée à l’élève : porter un regard positif sur l’élève c’est l’aider à avoir confiance en ses propres ressources,« croire en l’élève » ;

  • Construire et entretenir la confiance réciproque : un enjeu, un facteur déterminant pour une scolarité réussie.

  • L’accueil des élèves par l’enseignant constitue une donnée importante pour créer un climat serein. Rituel d’entrée en classe : les enseignants font l’appel et disent bonjour à chaque élève en le nommant en classe.

  • Il est nécessaire de « faire alliance » avec tous les élèves même les plus « éloignés » des codes scolaires : mise en place d’ atelier pour aider les élèves à adopter des codes de communication dont ils ne sont pas familiers. Cette méconnaissance peut créer des tensions reposant sur des malentendus entre élèves et adultes ou entre élèves. Le chef d’établissement dit bonjour à chaque élève le matin à l’entrée: une pratique courante et facilitée par la taille de l’établissement, le chef d’établissement étant présent à l’entrée et à la sortie des élèves.

  • Dans un établissement le chef d’établissement s’impose la règle de ne jamais laisser un élève ou un enseignant qui aurait vécu une situation de crise, un conflit, quitter l’établissement, sans avoir pu raconter l’événement : on ne quitte pas l’établissement sans avoir pu « exprimer » une difficulté et ainsi reçu une écoute attentive. C’est un moyen efficace de réguler et de prévenir les crises. Une règle connue de tous les membres de la communauté éducative et qui influe de manière positive sur le climat de l’établissement.

  • L’importance des gestes professionnels « de base » des enseignants, afin d’être en mesure de discerner « les signes faibles » du décrochage au sein d’une classe et afin qu’ils interprètent avec justesse les attitudes des élèves. Adopter une posture professionnelle, distanciée, s’apprend et se construit sans aller de soi. Cette distance favorise un regard différent sur l’élève.

  • Dans le cadre de la prise en charge des élèves en situation de handicap, la démarche inclusive contribue au climat serein et au sentiment d’appartenance de l’élève à une école traversée par des valeurs (solidarité, fraternité, respect réciproque).

 

Enrichir le vocabulaire pour améliorer le langage et le savoir « dire »

  • Choix d’un thème différent chaque année pour bâtir tout le vocabulaire correspondant

  • Débat sur l’interprétation de textes littéraires.

  • Production d’écrits et correspondance scolaire, visant à formuler des phrases correctes, à enrichir et à réutiliser le vocabulaire, à développer l’imagination.

  • Présenter les mots dans un contexte concret, d’où ouverture sur le vécu de l’enfant : vivre les mots.

  • Croiser les apprentissages des arts et de la littérature jeunesse (promotion de la lecture en réseau, découverte de spectacles basés sur des albums tels que ceux proposés par les 3 chardons).

  • Favoriser la communication avec le monde extérieur grâce à des échanges épistolaires et électronique, la rédaction d’un journal, la mise en place de portes ouvertes.

  • La mise en place dans la classe de cycle 2 d’une « mise en bouche »journalière afin d’acquérir une culture livresque commune et d’ancrer le livre dans l’univers familial.

  • La création d’outils ludiques dans chaque classe qui permettront l’enrichissement thématique du vocabulaire.

Développement de l’expression orale : vocabulaire, articulation, intonation.

  • Dire les mots : poésie, mise en scène de saynètes.

 

Eveil à d’autres centres d’intérêt : ouverture sur l’extérieur, vers l’Europe.

  • Favoriser le développement personnel et les compétences, notamment linguistiques, tout en développant les notions de citoyenneté européenne et de multiculturalisme.
    Chaque année, en Europe, Erasmus relie 11.000 établissements, 100.000 enseignants et 750.000 élèves.

  • Aider les enfants à élargir le champ de leurs sources d’informations :

      1. Utilisation d’internet avec les outils de l’ENR
      2. Bibliothèque.
      3. Classe de découverte et du patrimoine (la Chapelle Neuve, séjour en Dordogne).
      4. Enquêtes et visites en lien avec les thèmes étudiés en classe.
      5. Expositions à la médiathèque de Rostrenen en lien avec les thèmes d’année en cycle 2.
      6. Concours artistique (projet d’une fresque murale sur le thème du graph’).
      7. Correspondance scolaire.
      8. Utilisation des médias (journaux, télévision) comme moyen de découverte et d’information.
  • Relation avec les autres écoles du secteur : défis-lecture, chorale, journée sportive, correspondance scolaire.

 

Apprentissage de la lecture de consignes, vers la compréhension autonome.

  • Préparation d’exposés (recherches par petits groupes sans le maître):

  • Travail en atelier :

      1. Habituer les élèves à être responsables de leur travail.
      2. Respect d’un contrat.
      3. Évaluation personnelle du travail visant à vérifier les acquis.

 

Mettre en valeur les résultats déjà atteints

  • Apporter une aide personnalisée aux élèves en difficulté.

  • Entretenir des liens réguliers et une collaboration étroite avec les parents.

  • Assurer le suivi des élèves dans le cycle.

  • Réinvestir les acquis tout au long de l’année.

  • Respecter le rythme de chaque enfant.

 

Conduire les parents à comprendre et soutenir le travail fait à l’école et le suivi nécessaire à la maison.

  • Expliquer les exigences scolaires.

  • Encourager la participation des parents aux activités scolaires (spectacles, concerts, expositions et visites…).

  • Amener les parents à prendre la mesure de leur rôle d’éducateur, et de l’exemple qu’ils représentent aux yeux de leurs enfants

 

L’architecture et l’aménagement des locaux :

espaces propices aux échanges, au travail ou générateur de mal-être, de tensions

  • Le bruit dans les espaces collectifs (réfectoire, préau, cour de récréation) ne contribue pas à l’apaisement et génère une forme d’énervement collectif. L’architecture joue un rôle essentiel, une réflexion est possible sur les moyens de limiter ce bruit : différentes modalités d’utilisation des espaces, gestion des flux, circulation, etc.

  • L’importance de rendre les espaces agréables, beaux : des plantes, des poissons, des affichages renouvelés, la mise en valeur de productions d’élèves. Notons le respect des élèves pour les espaces entretenus : une attitude en retour…

  • L’aménagement des espaces facilitant la communication, l’échange entre pairs ou avec les adultes.

  • Des espaces feutrés où l’on s’écoute et se ressource : l’ancienne salle de cantine a été réaménagée en une salle facilitant les échanges entre les élèves, espace détente, relaxation, lecture, conseil de classes…dans ce cadre, l’enseignant endosse le rôle de régulateur, une configuration qui responsabilise les élèves tout en apportant une réponse à leur besoin de communiquer sans nuisance particulière.

  • L’aménagement de la cour de récréation, la réflexion sur le mobilier avec la prise en compte des recherches en ergonomie, favorise l’entrée dans les apprentissages en prenant en compte les besoins des élèves.

  • L’aménagement de la salle des maîtres, c’est un espace qui favorise plus ou moins le travail en équipe. Or, travailler ensemble constitue un levier essentiel au service de la continuité des apprentissages (démarches et outils pour les élèves) et un vecteur puissant de climat serein.

  • Quels espaces pour les professeurs, avec les élèves ? L’enseignant a besoin de se sentir bien dans son espace de travail. Faut-il attribuer une salle par enseignant et décloisonner les classes en faisant déplacer les élèves ou, au contraire, faut-il installer les élèves dans une salle de référence et faire déplacer les enseignants ? (des avis différents mais une réflexion d’équipe mérite d’être conduite). Les enseignants expriment souvent le besoin de rester dans leur classe après le temps scolaire ou avant, pour préparer les supports, les affichages, et aménager l’espace pour leurs élèves. Mais ils acceptent de décloisonner les enseignements afin de relancer les élèves et de les stimuler au maximum.